Chapitre 5 : Inégalités
I. Inégalités dans ℝ
Les résultats qui suivent découlent de la construction de l'ensemble des nombres réels. Cette construction n'étant pas au programme, on admettra les résultats suivants. Il s'agit des propriétés basiques et bien connues des inégalités, mais elles sont écrites dans un langage formel.
- réflexivité : $\forall x\in\mathbb{R},\ x\leq x$ ;
- antisymétrie : $\forall x,y\in\mathbb{R},\ \big(x\leq y \text{ et } y\leq x\big)\Longrightarrow x=y$ ;
- transitivité : $\forall x,y,z\in\mathbb{R},\ \big(x\leq y \text{ et } y\leq z\big)\Longrightarrow x\leq z$ ;
- l'ordre est total : pour tous $x,y\in\mathbb{R}$, $x\leq y$ ou $y\leq x$.
- $x\leq y \iff x+z\leq y+z$,
- $\begin{cases}x\leq y\\ z\leq t\end{cases}\Longrightarrow x+z\leq y+t$,
- $x<y \iff x+z<y+z$,
- $\begin{cases}x<y\\ z<t\end{cases}\Longrightarrow x+z<y+t$,
- $\begin{cases}x\leq y\\ z<t\end{cases}\Longrightarrow x+z<y+t$,
- $x\leq y \iff -y\leq -x$,
- $x<y \iff -y<-x$.
- si $z>0$, $x\leq y\iff xz\leq yz$,
- si $z\geq 0$, $x\leq y\Longrightarrow xz\leq yz$,
- $\begin{cases}0\leq x\leq y\\ 0\leq z\leq t\end{cases}\Longrightarrow xz\leq yt$,
- si $z>0$, $x<y\iff xz<yz$,
- si $z\geq 0$, $x<y\Longrightarrow xz\leq yz$,
- $\begin{cases}0<x<y\\ 0<z<t\end{cases}\Longrightarrow xz<yt$.
- $0<x\iff 0<\dfrac1x$,
- $0<x\leq y\iff 0<\dfrac1y\leq\dfrac1x$,
- $0<x<y\iff 0<\dfrac1y<\dfrac1x$,
- $x<0\iff \dfrac1x<0$,
- $x\leq y<0\iff \dfrac1y\leq\dfrac1x<0$,
- $x<y<0\iff \dfrac1y<\dfrac1x<0$.
- Pour soustraire deux inégalités, on procède en deux étapes : on multiplie la bonne inégalité par $-1$ puis on ajoute les inégalités.
- Pour faire un produit d'inégalités, on se ramène au cas où les nombres sont tous positifs, quitte à multiplier par $-1$ en étape intermédiaire.
- Pour faire un quotient d'inégalités, on procède en deux étapes : on inverse la bonne inégalité (en faisant attention aux signes !) puis on multiplie les inégalités.
- $x-y$
- $xy$
- $\dfrac{x-y}{z}$
Résolution rédigée
$x-y$ : de $d\leq y\leq c$ on tire $-c\leq -y\leq -d$ ; on ajoute à $a\leq x\leq b$ : $$a-c\;\leq\; x-y\;\leq\; b-d.$$
$xy$ : on se ramène à des positifs : $0<a\leq x\leq b$ et $0<-c\leq -y\leq -d$, donc $a(-c)\leq x(-y)\leq b(-d)$, soit $-ac\leq -xy\leq -bd$ et, en multipliant par $-1$ : $$bd\;\leq\; xy\;\leq\; ac.$$
$\dfrac{x-y}{z}$ : on a $0<a-c\leq x-y\leq b-d$ (positifs) et, en inversant $0<e\leq z\leq f$ : $0<\dfrac1f\leq\dfrac1z\leq\dfrac1e$. Par produit : $$\frac{a-c}{f}\;\leq\;\frac{x-y}{z}\;\leq\;\frac{b-d}{e}.$$
Résolution rédigée
On ne divise pas par $(x+1)^3$ (signe inconnu) : on factorise. $$(x+1)^3(x-1)-(x+1)^4>0\iff (x+1)^3\big[(x-1)-(x+1)\big]>0\iff -2\,(x+1)^3>0\iff (x+1)^3<0\iff x<-1.$$ Ensemble des solutions : $\mathcal{S}=\left]-\infty,-1\right[$. Contrôle : pour $x=-2$, $(-1)^3(-3)=3>(-1)^4=1$ ✓.
II. Valeur absolue
- La valeur absolue est définie par une disjonction de cas. Dans une définition par disjonction de cas, il faut bien que les cas soient disjoints. On a donc choisi de mettre le cas $x=0$ dans le cas positif mais on aurait pu faire le choix du cas négatif.
- On peut définir la valeur absolue sans disjonction de cas en utilisant le maximum (noté $\max$) de deux nombres : $\forall x\in\mathbb{R},\ |x|=\max(x,-x)$. En effet :
- si $x\geq 0$, alors $x\geq -x$ donc $\max(x,-x)=x=|x|$,
- si $x<0$, alors $-x\geq x$ donc $\max(x,-x)=-x=|x|$.
- $|x|\geq 0$,
- $|x|=0\iff x=0$,
- $|-x|=|x|$,
- $|x-y|=|y-x|$,
- $-|x|\leq x\leq |x|$,
- $|x|=|y|\iff x=\pm y$,
- soit $a\in\mathbb{R}_+$, $\ |x|\leq a\iff -a\leq x\leq a$.
- $|xy|=|x|\,|y|$,
- $|x^n|=|x|^n$,
- si $y\neq0$, $\ \left|\dfrac{x}{y}\right|=\dfrac{|x|}{|y|}$.
- $|x-a|\leq b\iff -b\leq x-a\leq b\iff a-b\leq x\leq a+b$.
- $|x-a|\geq b\iff x-a\geq b$ ou $x-a\leq -b\iff x\leq a-b$ ou $x\geq a+b$.
- La valeur absolue d'un réel représente sa distance à 0. Si $a$ et $x$ sont deux réels, $|x-a|$ est la distance de $a$ à $x$. Si $b\geq0$, l'inégalité $|x-a|\leq b$ signifie que $x$ est à une distance de $a$ inférieure ou égale à $b$.
- Ces propriétés sont encore vraies en remplaçant les inégalités larges par des inégalités strictes.
- En particulier, dans le cas $a=0$, on a : $|x|\leq b\iff -b\leq x\leq b$.
Résolution rédigée
On distingue selon le signe de $1-x$ et de $x$ :
- $x\geq1$ : $|1-x|=x-1$ et $|x|=x$. L'inéquation devient $x-1\leq 2x-3\iff x\geq 2$. Solutions : $[2,+\infty[$.
- $0\leq x<1$ : $1-x\leq 2x-3\iff 4\leq 3x\iff x\geq\tfrac43$, incompatible avec $x<1$. Aucune solution.
- $x<0$ : $|x|=-x$ et $1-x\leq -2x-3\iff x\leq -4$. Solutions : $]-\infty,-4]$.
$\mathcal{S}=\left]-\infty,-4\right]\cup\left[2,+\infty\right[$. Contrôle : $x=2$ : $1\leq1$ ✓ ; $x=-4$ : $5\leq5$ ✓ ; $x=-3$ : $4\leq3$ ✗.
Résolution rédigée
$(x-1)(x+2)=x^2+x-2$. Par la Proposition 5.6 (avec $a=0$, $b=2$) : $-2\leq x^2+x-2\leq 2$, c'est-à-dire $$x^2+x\geq 0\ \ (x\leq -1\ \text{ou}\ x\geq 0)\qquad\text{et}\qquad x^2+x-4\leq0\ \ \left(x\in\left[\tfrac{-1-\sqrt{17}}{2},\,\tfrac{-1+\sqrt{17}}{2}\right]\right).$$ En intersectant : $\mathcal{S}=\left[\dfrac{-1-\sqrt{17}}{2},\,-1\right]\cup\left[0,\,\dfrac{-1+\sqrt{17}}{2}\right]$ (environ $[-2{,}56;-1]\cup[0;1{,}56]$).
- $|x+y|\leq|x|+|y|$ (inégalité triangulaire) ;
- $\big||x|-|y|\big|\leq|x-y|$ (deuxième inégalité triangulaire).
III. Majorations, minorations
3.1 Parties majorées, minorées, bornées
- $M\in\mathbb{R}$ est un majorant de $A$ ssi : $\forall x\in A,\ x\leq M$.
- $m\in\mathbb{R}$ est un minorant de $A$ ssi : $\forall x\in A,\ x\geq m$.
- $A$ est majorée ssi $A$ admet un majorant, c'est-à-dire : $\exists M\in\mathbb{R},\ \forall x\in A,\ x\leq M$.
- $A$ est minorée ssi $A$ admet un minorant, c'est-à-dire : $\exists m\in\mathbb{R},\ \forall x\in A,\ x\geq m$.
- $A$ est bornée ssi $A$ est majorée et minorée, c'est-à-dire : $\exists m,M\in\mathbb{R},\ \forall x\in A,\ m\leq x\leq M$.
- Soit $M\in\mathbb{R}$. $M$ est le maximum de $A$ ou le plus grand élément de $A$ ssi : $$M\in A\quad\text{et}\quad\forall x\in A,\ x\leq M.$$ Un tel élément est unique, et est noté $M=\max(A)$.
- Soit $m\in\mathbb{R}$. $m$ est le minimum de $A$ ou le plus petit élément de $A$ ssi : $$m\in A\quad\text{et}\quad\forall x\in A,\ x\geq m.$$ Un tel élément est unique, et est noté $m=\min(A)$.
- Une partie majorée n'admet pas toujours de maximum. Par exemple, $[0,1[$ est majorée mais n'admet pas de maximum.
- Une partie finie admet toujours un maximum et un minimum.
3.2 Fonctions majorées, minorées, bornées
- majorée (sur $D$) ssi : $\exists M\in\mathbb{R},\ \forall x\in D,\ f(x)\leq M$. Un tel $M$ est appelé majorant de $f$ sur $D$.
- minorée (sur $D$) ssi : $\exists m\in\mathbb{R},\ \forall x\in D,\ f(x)\geq m$. Un tel $m$ est appelé minorant de $f$ sur $D$.
- bornée (sur $D$) ssi $f$ est majorée et minorée, c'est-à-dire : $\exists m,M\in\mathbb{R},\ \forall x\in D,\ m\leq f(x)\leq M$.
- L'ordre des quantificateurs est très important. Il faut bien placer le « $\exists M$ » avant le « $\forall x$ » afin que $M$ ne dépende pas de $x$.
- Ces propriétés se traduisent géométriquement par des courbes représentatives qui sont en dessous ou au-dessus de droites horizontales.
- $f$ admet un maximum en $a$ ssi : $\forall x\in D,\ f(x)\leq f(a)$. Le réel $f(a)$ est alors appelé le maximum de $f$ en $a$, on le note $\displaystyle\max_D f$ ou $\displaystyle\max_{x\in D}f(x)$.
- $f$ admet un minimum en $a$ ssi : $\forall x\in D,\ f(x)\geq f(a)$. Le réel $f(a)$ est alors appelé le minimum de $f$ en $a$, on le note $\displaystyle\min_D f$ ou $\displaystyle\min_{x\in D}f(x)$.
- Contrairement au majorant, le maximum est toujours atteint.
- Une fonction peut n'avoir ni maximum, ni minimum, ou bien encore le maximum s'il existe peut être atteint en plusieurs points.
3.3 Suites minorées, majorées, bornées
- majorée ssi : $\exists M\in\mathbb{R},\ \forall n\in\mathbb{N},\ u_n\leq M$.
- minorée ssi : $\exists m\in\mathbb{R},\ \forall n\in\mathbb{N},\ m\leq u_n$.
- bornée ssi : $\exists m,M\in\mathbb{R},\ \forall n\in\mathbb{N},\ m\leq u_n\leq M$.
Résolution rédigée
Montrons par récurrence que $\forall n\in\mathbb{N},\ |u_n|\leq 1$ (ce qui suffit par la Proposition 5.11 avec $M=1$).
- Initialisation : $|u_0|=\tfrac12\leq1$.
- Hérédité : si $|u_n|\leq1$, l'inégalité triangulaire donne $|u_{n+1}|=\dfrac{|(-1)^n+u_n|}{2}\leq\dfrac{|(-1)^n|+|u_n|}{2}\leq\dfrac{1+1}{2}=1$.
Donc $(u_n)$ est bornée (par $M=1$).
IV. Partie entière
Note : le polycopié écrit « $n\in\mathbb{R}$ » ; l'énoncé reste correct puisque $n\in\mathbb{Z}$ figure à droite de l'équivalence.
- $x=\lfloor x\rfloor\iff x\in\mathbb{Z}$.
- $\forall n\in\mathbb{Z},\ \lfloor x+n\rfloor=\lfloor x\rfloor+n$.
- En général, $\lfloor 2x\rfloor\neq 2\lfloor x\rfloor$. Par exemple, pour $x=\frac32$, $\lfloor 2x\rfloor=3$ et $2\lfloor x\rfloor=2$.
- En général, $\lfloor x+y\rfloor\neq\lfloor x\rfloor+\lfloor y\rfloor$. Par exemple, pour $x=\frac12$ et $y=\frac32$, $\lfloor x+y\rfloor=2$ et $\lfloor x\rfloor+\lfloor y\rfloor=1$.
Résolution rédigée
On distingue selon la parité de $n+m$.
- $n+m=2k$ : $\left\lfloor\frac{n+m}{2}\right\rfloor=k$ et $n-m+1=2(n-k)+1$, donc $\left\lfloor\frac{n-m+1}{2}\right\rfloor=\left\lfloor (n-k)+\frac12\right\rfloor=n-k$. Somme : $k+(n-k)=n$.
- $n+m=2k+1$ : $\left\lfloor\frac{n+m}{2}\right\rfloor=\left\lfloor k+\frac12\right\rfloor=k$ et $n-m+1=2(n-k)$, donc $\left\lfloor\frac{n-m+1}{2}\right\rfloor=n-k$. Somme : $n$.
Dans les deux cas la somme vaut $n$. $\blacksquare$
Résolution rédigée
Posons $n=\lfloor x+1\rfloor\in\mathbb{Z}$. Par la Proposition 5.12, l'équation équivaut à $$n\leq x+1<n+1\quad\text{et}\quad n\leq 3x-2<n+1,$$ soit $x\in[n-1,\,n[\ \cap\ \left[\dfrac{n+2}{3},\,\dfrac{n+3}{3}\right[$. Cette intersection est non vide ssi $n-1<\dfrac{n+3}{3}$ et $\dfrac{n+2}{3}<n$, c'est-à-dire $n<3$ et $n>1$ : donc $n=2$. Alors $x\in[1,2[\ \cap\ \left[\tfrac43,\tfrac53\right[=\left[\tfrac43,\tfrac53\right[$.
$\mathcal{S}=\left[\dfrac43,\dfrac53\right[$. Contrôle : $x=\frac43$ : $\lfloor2\rfloor=2=\lfloor\frac73\rfloor$ ✓ ; $x=\frac53$ : $\lfloor3\rfloor=3\neq\lfloor\frac83\rfloor=2$ ✗ (borne exclue).
Résolution rédigée
Périodicité : par la Proposition 5.13, $\left\lfloor\dfrac{x+n}{n}\right\rfloor=\left\lfloor\dfrac xn+1\right\rfloor=\left\lfloor\dfrac xn\right\rfloor+1$, donc $f(x+n)=x+n-n\left(\left\lfloor\frac xn\right\rfloor+1\right)=f(x)$ : $f$ est $n$-périodique.
Encadrement : par la Proposition 5.12, $\left\lfloor\frac xn\right\rfloor\leq\frac xn<\left\lfloor\frac xn\right\rfloor+1$. En multipliant par $n>0$ : $n\left\lfloor\frac xn\right\rfloor\leq x<n\left\lfloor\frac xn\right\rfloor+n$, soit $0\leq x-n\left\lfloor\frac xn\right\rfloor<n$. $\blacksquare$
Quiz de fin de chapitre
Voir la réponse
Un majorant vérifie seulement $\forall x\in A,\ x\leq M$. Le maximum exige en plus $M\in A$ : il est atteint. Exemple : $A=[0,1[$ est majorée (par tout élément de $[1,+\infty[$) mais $1\notin A$ et aucun élément de $A$ n'est plus grand que tous les autres : pas de maximum.
Voir la réponse
$\lfloor 2{,}9\rfloor=2$, $\lfloor -2{,}3\rfloor=-3$, $\lfloor -5\rfloor=-5$. C'est le plus grand entier $\leq x$ : pour $x<0$ non entier, il est en dessous de $x$, alors que « ce qui est avant la virgule » ($-2$) est au-dessus de $-2{,}3$.
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$|2x-1|\leq3\iff-3\leq2x-1\leq3\iff-2\leq2x\leq4\iff-1\leq x\leq2$. Donc $\mathcal{S}=[-1,2]$ (segment de centre $\frac12$ et de demi-longueur $\frac32$).
Voir la réponse
On se ramène à des positifs : $4\leq -y\leq5$, donc $2\cdot4\leq x(-y)\leq3\cdot5$, soit $8\leq-xy\leq15$, d'où $-15\leq xy\leq-8$.
Voir la réponse
Dans la première, $M$ est choisi avant $x$ : c'est une borne commune à toutes les valeurs. Dans la seconde, $M$ peut dépendre de $x$ : il suffit de prendre $M=f(x)$, donc la propriété est vraie pour toute fonction et n'exprime plus rien.
Voir la réponse
Si $f$ admet un maximum en $a$, alors $f(x)\leq f(a)$ pour tout $x$ : $f(a)$ est un majorant, atteint en $a$. Réciproque fausse : un majorant n'est pas forcément atteint (ex. $x\mapsto -x^2$ sur $\mathbb{R}$ est majorée par $1$, mais son maximum vaut $0$).
Voir la réponse
On ne soustrait pas des inégalités membre à membre. Il faut d'abord multiplier l'encadrement de $y$ par $-1$ : $-5\leq-y\leq-3$, puis additionner : $1-5\leq x-y\leq2-3$, soit $-4\leq x-y\leq-1$. (L'élève obtient $-2\leq x-y\leq-3$, qui est absurde.)
Voir la réponse
(a) Faux : $\sqrt{x^2}=|x|$ ; pour $x=-3$, $\sqrt9=3\neq-3$. (b) Faux : pour $x=\frac12$ et $y=\frac32$, $\lfloor2\rfloor=2$ alors que $0+1=1$. En revanche $\lfloor x+n\rfloor=\lfloor x\rfloor+n$ est vrai quand $n$ est entier.
Voir la réponse
$|ab|=|a||b|$ (Prop. 5.4) et $a^2=|a|^2$, $b^2=|b|^2$ (Prop. 5.4/5.5). Or $\big(|a|-|b|\big)^2\geq0$, donc $|a|^2+|b|^2-2|a||b|\geq0$, c'est-à-dire $2|ab|\leq a^2+b^2$.
Voir la réponse
Par la Prop. 5.12, $\lfloor x\rfloor\leq x<\lfloor x\rfloor+1$, donc $0\leq g(x)<1$ : $g$ est bornée. Le minimum $0$ est atteint en tout entier. Pas de maximum : $1$ est un majorant jamais atteint ($g<1$) ; et si $M=g(x_0)<1$, avec $x_0=n+M$, le point $x_1=n+\frac{1+M}{2}$ vérifie $g(x_1)=\frac{1+M}{2}>M$ : aucune valeur n'est maximale.
Sources & Références
- Polycopié « Chapitre 5 : Inégalités » — cours du Lycée Saint-Louis (Paris), PCSI 1 : site de la classe ; PDF original conservé dans ce dépôt.
- Programme officiel de Mathématiques en CPGE PCSI — Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
- Vérifications : énoncés relus contre le PDF ; contre-exemples et démonstrations contrôlés à la main. Le seul point signalé est la précision « non vide » (encart ⚠️, section III). Les résolutions d'exemples et le quiz sont des ajouts de rédaction, absents du polycopié.